dimanche 17 juillet 2016

Sketchcrawl: 52 atouts et 10 de der pour Gap !

C'était donc la 52ème édition de la journée mondiale de croquis, la 10ème à Gap.

Cette année encore, nous avons choisi de croquer ces "sentinelles immobiles" que sont les sculptures dispersées de-ci de-là dans la ville à l'occasion de l'exposition "A ciel ouvert".
Les sculptures étaient vraiment très sages...

... et les croqueurs aussi...

Nos ne craignions pas que l'autruche mette sa tête dans le sable de la place Jean Marcellin ou qu'elle finisse dans le four comme une vulgaire volaille.


Nous n'avions pas à redouter que le mammouth écrase l'épris de croquis, qu'était nécessairement chacun des participants à ce rassemblement, convivial avant tout et qui a "super marché", si l'on en juge par le nombre de participants.

Les seuls Kbossés de la vie étaient métalliques, parachutés sans doute dans le jardin en face de la cathédrale. Tombés du ciel, en quelque sorte.

???

Le guépard, absent provisoirement pour raison technique, reviendra bientôt, à la même place bien sûr car, c'est bien connu : «Il faut tout changer pour que rien ne change.»

(Ainsi que l'article du quotidien LE DAUPHINE du 01/08/16)

Mais aussi...

lundi 18 avril 2016

Sketchcrawl#51... 51, à croquer sans modération


Ni moresque, ni tomate, ni perroquet et encore moins de momie à croquer pour cette 51... ème journée mondiale de croquis.

Un seul sujet... la Cathédrale.

Il suffisait d'observer...




 ...de s'attarder à l'extérieur...


... de lever les yeux...







DIAPORAMA...


vendredi 15 janvier 2016

SketchCrawl #50, sans la moindre nuance de gris


Non, gris, le ciel ne l'était pas pour cette 50ème édition (8ème à Gap) de la journée mondiale du croquis ; au contraire, le soleil invitait les chalands, nonchalants, à s'attarder dans les allées du Marché. L'atmosphère printanière, quelque peu grisante, avait de quoi stimuler et donner des couleurs à nos crayons et à leur grise mine.
Le matin, nous nous sommes réunis dans le café Carnot autour d'un café ou d'un chocolat, boissons dont nous ne redoutions aucune griserie qui aurait pu être fatale à la rectitude de nos traits.
L'après-midi, c'est au Musée que nous nous sommes retrouvés une nouvelle fois. Après les Chats Pelés, d'autres animaux qui ne l'étaient pas - pelés s'entend - nous ont offert leur pose définitive ; bonjour, veau, vache, cochon, couvée.







Un chien Saint-Bernard, populaire paraît-il dans les vallées des Grisons, veillait sur nous ; son regard était si tendre, sa pose si naturelle, qu'on en oubliait presque qu'il était... naturalisé.


Et puis, il fallut prendre une «ferme» décision : sortir, na-tu-relle-ment.

LA SUITE des croquis...

SketchCrawl #50 (Gap)
SketchCrawl #50 (le monde entier)

DIAPORAMA...


dimanche 27 décembre 2015

Chapelet de croquis pour Chats Pelés craquants

« MOI, C'EST QUI ? »


« ON DIT LES GENS, ON PARLE DE QUI ? »


« DE QUI ON PARLE QUAND ON DIT ON ? »


Ces phrases sibyllines, dont les lettres découpées dans du contreplaqué sont accrochées au mur du Musée en ce moment, se veulent avant tout du domaine de la dérision graphique. Encore que...
« Les Chats Pelés » ont le regard perçant de ceux qui observent « Les Gens » avec tendresse mais n'hésitent pas, parfois, à montrer les griffes. Toile de jute, bois, objets de récupération, tout est prétexte à la création pour des artistes qui n'ont pas pour habitude d'appeler un chat un chat.

Au fil de sa promenade, à pas de velours en la circonstance pour ne pas déranger des élèves d'un CE1 face à R2, le visiteur s'étonne, s'esclaffe, s'interroge; le croqueur, lui, imperturbable.. dessine, dubitatif devant sa boîte d'aquarelles aux couleurs chatoyantes.







ou
DIAPORAMA




mercredi 14 octobre 2015

49ème Sketchcrawl : croquer, un péché mignon


Nous n'avons pas pu organiser le 48ème Sketchcrawl le 25 juillet dernier, chacun ayant éventuellement participé à celui qui se déroulait sur son lieu de vacances.
Pour nous faire pardonner, nous sommes heureux d'annoncer que le 49ème Sketchcrawl se déroulera dans un nouvel espace de Gap, le jardin du Centre Diocésain tout juste inauguré. Il sera le lieu que nous investirons à l'occasion de cette nouvelle journée mondiale de croquis. Et si le temps nous y oblige, peut-être pas jusqu'au déluge, nous pourrons toujours nous abriter sous ses arcades hospitalières.

Entrée à 10h et 14h à la porte de la place Ladoucette.
Attention ! la porte du jardin sera refermée après l'entrée des participants.

Ma cabane au Canada ?



Il était une fois une jeune canadienne, assistante pour un an dans un lycée de la Drôme, qui se languissait de ses montagnes. Aussi Luba, car tel est son prénom, décida-t-elle de retrouver pour deux jours des paysages d'elle beaucoup plus familiers.
Elle pointa un peu au hasard son doigt sur une carte et désigna... Gap, car s'est elle dit: « Là, il semble y avoir des montagnes ». C'est ainsi qu'à peine arrivée dans notre ville, elle découvrit qu'une journée mondiale du croquis était organisée dans le jardin du Centre Diocésain, à deux pas de la gare. Et cela tombait bien car dans son sac traînent toujours un carnet et une boîte d'aquarelles, offerte il y a bien longtemps par sa grand-mère russe.
C'est ainsi que Luba nous a accompagnés pour son premier Sketchcrawl; elle a pu dessiner cette maison sur fond de montagnes que l'on aperçoit du jardin. Un paysage qui, sous son pinceau, a quelque chose de « canadien ». Au fait, c'était la première fois qu'elle entendait parler du Sketchcrawl. Parions que l'année prochaine, elle participera à celui organisé près de sa ville de résidence, à... Toronto.


Nous avons pu profiter de l'harmonie et du silence des lieux, du beau temps presque paradisiaque pour nous pencher, recueillis, sur nos carnets de dessins.

mardi 15 septembre 2015

A Gap, dessinez Florence (la maison) et... écoutez !



Notre association, Instants Croquis, va participer pour la seconde fois aux Journées Européennes du Patrimoine à Gap. Cette année, nous invitons les croqueurs, toutes générations confondues, dans la cour de la Maison Florence (Maison Soubra), invités par les actuels propriétaires, Monsieur et Madame Cordat.
Alors pourquoi Maison Florence, direz-vous ? Philibert Florence, peintre monégasque, fut propriétaire de la maison de 1885 à 1924. C'est sans doute lui qui commanda le décor de la façade néo-gothique si particulière et si originale de cette maison. On suppose même qu'il en dessina les motifs. En tout cas, c'était un excellent dessinateur tels que le prouvent certains de ses dessins retrouvés par les actuels propriétaires ; il était naturel que les croqueurs que nous sommes lui rendent hommage.





Notre projet est conçu comme celui de l'année dernière: "Retrouvez les fontaines de Gap et dessinez leur canon" et "Promenade croquante autour du lac de Charance" (voir précédents articles). Il s'agit de fournir aux participants un "carnet à compléter" (conçu par notre association et édité par la Ville de Gap) dans le même style graphique que ceux édités l'année dernière. Cet "exercice", que l'on voudrait familial, n'a pas de prétention artistique. Il est destiné à faire observer les détails de la façade mais peut-être que, à cette occasion, certains retrouveront le plaisir oublié de dessiner.

(Couverture du carnet distribué)

Nos rendez-vous:
Samedi 19 septembre de 9h à 12h
Dimanche 20 septembre de 14h à 17h

Signalons la présence de Sylvie Damagnez (samedi), qui présentera la "maison Florence" dans le cadre de ses articles sur les "Hautes-Alpes insolites" mais aussi la présence de Jean-Pierre Reybaud (dimanche de 10h à 11h30).

Un des dessins à compléter...



Le dessin original...


Compte-rendu


Un théâtre improvisé


Deux jours durant, ont été données en continu des représentations d'une pièce de théâtre pour le moins insolite.

Le théâtre... la Maison Florence.

Le décor... la façade néo-gothique, de stuc et de staff, de Philibert Florence devenu en la circonstance scénographe d'un théâtre à l'italienne.


Le public... des passants, des curieux d'art et d'histoire, des nostalgiques qui depuis leur enfance passent devant cette maison et, avec l'habitude, ne la voient plus, devenant presque indifférents ; assis devant cette façade qui réveillent en eux des souvenirs enfouis, ils se confient  : "A mon époque, je me souviens..."

Les acteurs... les propriétaires de la maison, pensionnaires du lieu, et des acteurs invités pour la circonstance.


Le spectacle pouvait donc commencer...


  • Acte I Claude raconte avec passion l'histoire de la maison. Elle parle stuc, staff, néo-gothique, néo-renaissance, mascarons, diablotin, ange déchu -au sens propre du terme-, feuilles d'acanthe. Jean-Christian montre des photos anciennes, des morceaux de matière, ersatz de la façade vieillissante. Tous les deux s'interrogent. On les interroge. Du public, jaillissent aussi bien les questions que les avis compétents. On bavarde. Fin du premier acte.


  • Acte II- Entrée sur la scène du théâtre, côté jardin, de Marie-Thérèse ("On m'a toujours appelée Mitou... je ne sais pourquoi") qui se lance dans un long monologue. Mitou est émue. Mitou émeut. Le regard comme pointé vers son passé, la voix vibrante, elle  raconte. Elle raconte l'histoire d'une petite fille que son père avait amenée avec lui pour visiter une maison qu'il convoitait. C'était en 1947. Tous deux sont passés alors par la porte Colombe -une vraie porte à ce moment-là- pour descendre un chemin du côté de la rue des bouchers et aboutir dans la campagne ; une campagne riante avec ses petites maisons et ses jardins inondés de soleil. A peine le portail de la maison convoitée avait été ouvert -portail qui lui paraissait démesurément haut- elle découvrit, stupéfaite, une cour ensoleillée ; au milieu,  un grand cerisier en fleurs. Elle qui dormait dans une "alcôve" -sa chambre- de sa maison sombre de la rue de France découvrait, émerveillée, un monde d'elle insoupçonné. La façade ? elle ne la vit pas. Sans intérêt pour une petite fille espiègle qui, par contre, repéra tout de suite le préau -fermé à présent- dont le mur promettait des parties de jeux de balles sans fin... 

La suite... seules les personnes qui étaient présentes la savent... ou la sauront l'année prochaine.

Le dimanche soir, la cour fut désertée peu à peu, les sièges rangés, les acteurs se retirèrent dans leur appartement. Les croqueurs avaient déjà quitté les lieux, leur carnet à la main.


Seul restait de cette scène improvisée et éclairée par le soleil couchant... le décor de Philibert Florence.


jeudi 6 août 2015

Des sentinelles immobiles veillent sur la ville

Cette année encore, d'étranges sculptures arrivées de quelque mystérieux univers, sont venues se poser dans différents lieux de la ville de Gap, sentinelles immobiles posées le temps d'un été sur un perchoir de circonstance ; toutes savent que l'automne venu, elles s'en iront vers d'autres cieux, sauf l'une d'entre elles qui restera ici, à jamais.
C'est ainsi que l'on peut rencontrer au hasard de nos pas, un gorille au regard attendrissant comme en attente de résoudre -pacifiquement- un conflit de bonobos.
Parfois on s'invente un fil d'Ariane pour éviter que le regard ne reste prisonnier dans les dédales d'un labyrinthe cubique.
Une femme court désespérément pour échapper à quelque destin funeste...
Une autre a trouvé son équilibre dans notre ville ; de sa fenêtre elle pourra pour toujours observer les passants de la place Gavotte (sculpture acquise par la Ville).

Renseignements: ses œuvres d'art originales de quatorze artistes sont exposées tout l'été dans le cadre de la manifestation "A ciel ouvert" organisée par la Ville de Gap.

DIAPORAMA (complété tout au long de l'été au fil de nos "sorties croquantes")